Qui suis-je?

Présentation:

Je m’appelle Chloé, j’ai 26 ans (bientôt 27) et je suis professeur des écoles.

J’ai réussi le CRPE il y a 3 ans maintenant. Depuis j’accumule de l’expérience petit à petit, au fur et à mesure des années et de mes postes. J’adore mon métier même si les conditions ne sont pas toujours optimales. Je crois que j’ai toujours eu en tête l’idée d’être maîtresse (bon  mon autre rêve d’enfant c’était d’être pompier mais bon…)et aujourd’hui encore je ne me vois pas faire autre chose.

Comment suis-je devenue maîtresse?

J’ai commencé ma découverte concrète du métier de professeur des écoles lorsque j’étais en deuxième année de licence d’espagnol à la fac d’Avignon. J’ai eu la chance de faire un EAP (emploi avenir professeur) pendant mes études. Concrètement qu’est-ce que c’est? Et bien j’étais dans une école 2 jours par semaine pour observer et apprendre ce beau métier. Comment cela s’est-il passé? Comment dire… Un bonheur! J’ai eu une chance immense de rencontrer une personne géniale passionnée et investie et qui m’a fait confiance. J’ai en effet été envoyée à l’école maternelle Louise Michel à Entraigues sur la Sorgue (84) dans la classe des petits moyens de Mme Levy (oui oui c’est elle la personne géniale!) j’ai appris à chaque minute passée avec elle, je ne voyais pas les heures passer et bien sûr cela a confirmé mon choix de devenir professeur des écoles.

J’ai terminé ma licence puis je me suis inscrite au master MEEF à l’ESPE de Marseille. L’Espe c’était comment dire… pas terrible… J’ai eu l’impression de perdre mon temps. Cependant deux profs m’ont marqué. Celui de maths (mon gros point faible) que j’ai pris pour un fou mais qui m’a bien aidé, et surtout celui d’EPS qui était le seul à bien nous préparer à la fois au concours et à notre future vie de prof. J’ai passé le concours à la fin de l’année de M1 et je l’ai eu du premier coup avec un bon classement.

Super sauf que dans mon académie (Aix-Marseille) le classement ne sert à rien, j’ai donc eu un poste de stagiaire en M2 en élémentaire (alors que je voulais de la maternelle) dans une école de Martigues (13) et à l’ESPE d’Aix en provence. Mais là encore j’ai eu de la chance. Je suis tombée sur une collègue extra en binôme : Pascale Jauras. Elle m’a accompagnée tout au long de l’année avec notre CE2. Et là je dois dire que j’ai passé une super année…la meilleure jusqu’à maintenant. Je ne m’en rendais pas compte à l’époque …

Débuts de carrière:

J’ai obtenu mon master MEEF (sans aucune difficulté vu ce que l’on nous demandait) et j’ai été titularisée en tant que professeur des écoles. J’ai ensuite participé pour la première fois au mouvement … Ah le mouvement… ça ne me réussis pas du tout … Ce n’a été qu’un enchainement de déceptions. Je me suis retrouvée affectée au troisième mouvement la veille de la pré-rentrée dans une école des quartiers nords de Marseille avec un CM1-CM2. Là ça été la panique, puis j’ai rencontré mes collègues. Et encore une fois j’ai eu de la chance puisque je suis tombée dans une école avec des gens tous passionnés par le métier, une équipe jeune, dynamique et soudée. Je me rappelle du climat de bonne humeur qui régnait en salle des maitres, des restos organisés avant chaque vacances, des sorties prévues entre profs. Je me suis pendant une année entière sentie soutenue et bien dans mon métier malgré des quartiers difficiles. J’ai eu dans ma classe des enfants géniaux qui n’ont cessés de me surprendre au long de l’année. Mes visites (en tant que T1) se sont toutes bien déroulées et maintenant je sais ce que je vaux et j’ai confiance en moi et en ma pratique même si je ne cesserai jamais d’apprendre.

L’année s’est terminée et de nouveau j’ai dû faire face (oui c’est une épreuve pour moi) au mouvement. J’ai encore une fois eu un poste au troisième mouvement. Je l’ai appris au courant du mois d’Aout. J’ai été nommé dans une école d’application sur un ce1; Ce qui signifie que tous mes collègues ou presque sont des maitres formateurs (pemf). Je pensais passer une année merveilleuse riche d’enseignements, mais il n’en fut rien. On m’a accueilli dans une classe non préparée, pleine d’affaires, et pas meublée avec assez de tables. Personne ne m’a jamais aidé dans cette école. J’ai eu des enfants difficiles et malgré toute ma bonne volonté j’ai eu énormément de mal avec ces élèves. Mes collègues PEMF ne m’ont jamais aidé. L’ambiance dans cette école n’est pas au beau fixe. En résumé une année compliquée où il a été dur de conserver ma motivation…

Pourquoi vous dire tout ça? Car le métier de prof des écoles n’est pas toujours rose. J’avais tendance à idéaliser le métier et le choc avec la réalité est dur.

Quelle perspective pour la rentrée 2018-2019?

Suite à cette année difficile, j’ai fait le point avec moi même, sur mes envies pour ce métier. Je ne me vois rien faire d’autre, c’est une vraie passion , mais plus dans ces conditions. Moi qui rêvait d’une école bienveillante qui avait les moyens d’apporter réellement quelque chose aux enfants j’ai été déçue par l’éducation nationale qui ne soutient pas son personnel et qui ne donne aucun moyen aux professeurs afin d’élever les élèves et de leur apporter un bien être et le goût de l’école… Changement de cap, j’ai décidé de chercher par mes propres moyens une école qui croit encore en l’avenir. Attention je ne dis pas que ça n’existe plus nullepart dans l’éducation nationale, j’ai rencontré beaucoup de prof des écoles très investis et qui réalisaient des choses exceptionnelles, mais dans mon académie en débutant on est presque obligé de passer par les quartiers nords de Marseille et mon expérience (petite mais tout de même) m’a bien montré qu’on pouvait tomber sur des équipes géniales comme sur d’autres ou l’ambiance rend le travail encore plus difficile.

Mon chéri ayant obtenu un poste loin de mon département d’affectation je peux bénéficier d’une demande de disponibilité de droit. Je ne me voyais pas continuer à Marseille et lui à Montélimar. Je n’ai pas obtenu de changement de département. Je me suis alors penchée vers les écoles privées hors contrats. Et j’ai trouvé beaucoup de choses. Il existe énormément de nouvelles écoles qui appliquent des façons d’enseigner et des pédagogies différentes. Je voulais alors m’investir dans un projet qui me correspondait. Et j’ai trouvé celui qui a fait battre mon coeur de maitresse.

Je vais donc enseigner à la rentrée dans une école avec une pédagogie dite alternative. Les valeurs de l’école reposent sur la bienveillance, le respect et la tolérance. Les élèves sont dans une atmosphère propice aux apprentissages et sont acteurs de leurs apprentissages.

Dans cette école nous sommes libres en matière de pédagogie et nous allons nous inspirer de tout ce qui nous plait et nous attire dans le monde de l’éducation, tout ce à quoi l’on croit. (Montessori, Freinet, Decroly…)

J’aurai en charge la classe des grands: une classe unique du CP au CM2 qui pourra accueillir jusqu’à 20 enfants et une grande salle de classe de 55m2 que je pourrai aménager comme bon me semble.

Vous pourrez suivre ce qui je mets en place dans cette école au fur et a mesure de mes aventures dans ce blog.

Pourquoi ce blog?

Avec mon année difficile, j’ai ressenti le besoin d’aller voir chez d’autres PE comment ça se passait. J’ai beaucoup observé sur instagram et j’ai découvert la team #instape. Cet univers de partage, de soutien m’a toujours étonnée. J’ai commencé à suivre de plus en plus de maîtresses (et de maîtres), à discuter avec des  gens passionnés, puis j’ai commencé discrètement à partager mes créations, mes anecdotes, mes ressources. C’est dans un esprit de continuité que j’ai ensuite créer ce blog.

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